Semaine 2
- Vendredi 22
La journée commence par la recherche d’un restau reputé dans la région. Nara, une voisine (l’immeuble regorge de jeunes étudiantes, dû à la proximité d’une Université) et moi traversons tout Salvador, afin de débusquer ce restau dont la réputation s’est faite par le bouche-à-oreilles. Nous nous arretons plusieurs fois pour demander la route, tant le restau est isolé.
Nous nous arretons enfin dans ce qu’on pourraît appeler “une gentille favelas”. L’endroit est étrange pour un restau réputé. A l’interieur les gens sont les uns sur les autres sur des tables et des sièges en plastiques (courant dans les bars et restaus d’ici). La réputation du restau m’est vite confirmé par l’afluence et la convivialité qui reigne ici. Dans cet endroit si reculé de Salvador se cotoie toutes les souches de la population : hommes d’affaire en costard, les gens du quartier, et quelques touristes. Nous commandons poissons et gambas, accompagnés bien sur du riz et des haricots, on nous amène avec, quelques sauces qui font toutes la difference…. Pour reprendre l’expression d’un fin gourmet “c’etait divin!”. Rien à dire le restau mérite sa réputation, on s’est promis d’y retourner.
Pour continuer dans l’ambiance bahianaise, nous allons digèrer sur la plage, à l’aise…
Le soir, Manuela passe me chercher, on va fêter l’anniversaire d’une de ses copines dans un bar, soit-disant “coté” de la ville. Bof, à vrai dire, je me suis fait chier à partir du moment où un groupe de musiciens s’est mis à jouer, c’était pas terrible et impossible de communiquer avec le bruit.
- Samedi 23
J’arrète de faire le con, et je suivrai toujours TOUT les conseils de Nara… le wend-end mieux vaut éviter la plage du centre de Salvador, à bário Barra : c’est bondé de chez bondage. Pour couronner le tout, y’avait un show de Jet ski, sono à fond, affreux.
Heureusement, le coucher de soleil remet les choses en place, y’a moins de monde et un coucher de soleil pas trop loin de l’équateur, c’est quelque-chose d’unique. Déjà c’est beau, et puis, toute la plage fête la chute du soleil à l’horizon par des cris, des applaudissements, des feux d’artifices. Bonne ambiance.
Le soir, nous sortons tous pour la fête de depart d’Emilie, une amie de Nara. Emilie va passer un an en Europe alors qu’elle est jamias sortie de Bahia, bon courage, tu vas voir ça change. Le jour où elle est venue chez Nara s’équiper de vêtements chauds, c’était marrant à voir, c’était tout un cérémonial, on aurai dit qu’elle s’équipait pour aller sur la lune. J’ai eu droit à pas mal de questions sur les conditions météos de notre continent. Pour info, Emilie va à Grenada, je l’ai invité chez moi pour le jour de l’an.
Ce soir là, j’ai encore bouffé comme un porc (pas d’autre mot), à chaque fois que je sors tout le monde m’encourage à essayer toutes les spécialitées du coin, je dois dire que je suis jamais déçu.
- Dimanche 24
Je suis invité à passer la journée (et surtout à manger) chez ‘les français”, plus précisement dans la maison du père à Seb (le pote de Math).
JC, le père de Seb, est donc un français… euh, non, pardon, un Corse (y’a le drapeau à l’entrée, pas possible de se tromper). Ce monsieur est un courtier en assurance à la retraite, qui à rencontré une brésilienne, Joseanne, sur Paris. Les deux ont décidé de venir s’établir à Salvador, ils sont là depuis janvier. D’après ce que j’ai vu, ils se la coulent douce, la France à pas l’air de leur manquer, bien que JC ne parle que très peu le portugais. Le couple est installé dans une charmante résidence à deux min de la plage d”Itapua, à 45 min en voiture du centre de Salvador.
Au moment où j’arrive, une partie de la résidence est sur la terrace de l’appart de JC, tout le monde chante en l’honneur de l’anniversaire de Joseanne, ça résume bien l’ambiance de la résidence. Après les présentations, nous fillons à la plage.
Nous revenons prendre l’apéro, je discute avec JC, nous discutons de la Corse, il me dit que si il revient, il se lance en politique pour “assainir le milieu”. Nous parlons donc pas mal politique, corse, française et brésilienne, três interessant. Tout y passe, la corruption en Corse, le fait que le Brésil est un pays d’avenir, du fatalisme des habitants des favelas (d’après eux si ils sont pauvres c’est dieu qu’il l’a souhaité). Pour info, les habitants des favelas representent 70% de la population de Salvador… imaginez une revolution…
Nous passons à table, la réputation de la cuisine de Joseanne se confirme belle et bien, en qualitée et en quantitée…
Quand nous sortons de table il fait déjà nuit, Flora qui m’a accompagné, me presse le pas pour partir, nous avons rendez-vous à un concert, où joue un des potes de Nara, Jimmy, il est batteur. Nous quittons donc la petite bande de français, décidement bien sympathique…
Le concert n’est pas à mon goût, c’est pas trop mon style d’ambiance et de musique. En sortant de scène, Jimmy me présente sont tatoueur, depuis que j’ai rencontré Jimmy, une semaine avant, il tient absolument à ce que je me fasse tatouer, je comprend toujours pas pourquoi…
- Lundi 25
Je pars en footing jusqu’au zoo de Salvador, c’est gratuit et il paraît que c’est vraiment à faire, y’a pas mal d’espèces d’Amazonie.
Arrivé là-bas, je me mange un stop, le zoo est fermé le lundi… Pas grave je reviendrai demain. Je fini l’aprèm à regarder des ados jouer au foot, il oppose des filles à des garçons, résultats : 15-5 pour les filles…
- Mardi 26
Refooting en direction du zoo accompagné de Nara. On fait un crochet par son Université, que je voulais voir, je me fais sympathiquement raccompagner à la sortie parce que je suis torse-nu.
Nous poursuivons vers le zoo, cette fois c’est ouvert mais impossible de rentrer parce que… je suis torse-nu… A Salvador y’a toujours le plan B : la plage.
L’aprem, j’ai rdv avec Anne-Sophie, pour me faire un deuxième tour du Pelourinho, enfin, la partie qu’on a pas encore faite, la moins touristque, donc reputée la plus dangeureuse. En effet, on a croisé aucun touriste. Pour ce qui est du danger je cherche encore. Au contraire, nous avons croisé un paquet de brésiliens vraiment sympas qui prennent le temps de parler avec le sourir et puis le tour que nous avons fait, peu de touristes le fond. C’est pourtant pour moi la plus belle partie du quartier. Comme quoi… mieux vaut vérifier par soit-même les rumeurs (oui, oui, même en mettant sa vie en jeu).
Le soir, restau jamaïcain, plutôt pimenté… Manuela nous rejoint pour prendre un verre sur la place principale.
Superbe journée, je suis cuit.
- Mercredi 27
Ce jour contraste avec la veille, il a plu toute la journée. Je me suis levé tard, rien de spé, j’ai chomé.
La suite au prochaine épisode…
A venir : demain, jeudi 27, départ en voiture pour Aracajù, à 4h au nord de Salvador. On va chez les parents de Nara et Flora. Elles doivent se rendre là-bas pour voter pour les présidentielle et les régionales (les deux en même temps ici, et obligation de voté pour tout le monde!). Ensuite, mardi 3 octobre, départ pour 6 jours à Rio, logé chez un ami de Nara. Youpi!
5 commentaires jusqu'à maintenant
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Ya pas à dire, ca à l’air tres bon…
Toi au brésil, l’autre en Australie, vous foutez la rage les mecs !!
Take care bro
franchement ca sent la plage et la picanha d’ici, profite-en bien.
T’as prévu un foot sur la plage avec les locaux????? prépare ton plus beau ciseau et grigri…
Boas ferias, boas praias, caïpirinhas (cachaca 51
)e mulatinhas
++
AL1
He be mon cochon, ca a l air de bien gazer dis moi
J espere que tu blindes bien ton appareil photos pour illustrer tes temoignages!!
Enjoy my friend
FR
tu dois trop kiffé, je suis tro deg de pas etre
venu. profite en bien en plus tu dois etre a rio.
Copacabana!!!!!!!!!! assure mec a plus
Ce midi en descendant des grandes forêts québécoises, un Grizzli enchanté est venu me souffler la rumeur de ton voyage…
On est trop loin pour avoir le temps de parler mais j’ ai hâte que tu me racontes tes péregrinations latines de globe-trotter.
Les voyages forment la jeunesse, mais y a pas à dire, rien de tel que le soleil du Brésil pour faire un voyage digne de ce nom.
Merci de faire partager tout ça sur ce blog, ça donne envie !
Prends bien soin de toi, et embrasse les bresiliennes de ma part…