Semaine 1

Un peu plus d’une semaine que je suis ici, c’est passé tellement vite que je n’ai pas pu mettre à jour le blog comme je l’esperais. J’aurais également voulu mettre des photos mais c’est presque mission impossible avec le PC de Nara, enfin je lache pas l’affaire… Voici ce qui c’est passé jour après jour depuis mon arrivée :

- Vendredi 15

 

Comme je l’ai dit précédemment j’ai été accueilli comme un roi à l’aéroport. Nara, sa soeur Flora et Ian le petit ami de celle-ci et moi-même avons filé directement à l’apparte des deux soeurs, apparte dans lequel je vais passer un mois. La traversée de l’aéroport à l’appart, situé en plein coeur de la ville fut d’une heure, ce qui en dit long sur l’étendue des villes brésiliennes. Le soir j’ai retrouvé Claudia et Sandra, deux brésiliennes que j’ai rencontré durant mon Erasmus à Madrid. J’ai aussi, pour la première fois, découvert le Guaraná Antartica et l’acarajé, une boisson brésilienne et un plat typique de la région, j’y reviendrai un peu plus tard…

-         Samedi 16 et Dimanche 17

 

Départ avec Nara pour un week-end en banlieue de Salvador (après un petit crochet par le magazín Havaianas, où je m’achète deux paires de tongues). On est accueilli dans l’énorme baraque d’un ami de Nara, une dizaine de personnes sont déjà là quand on arrive. Je suis présenté à tout le monde comme le français qui est ici pour un mois. J’ai le droit à un “bonjour Zizou”, de part mon niveau de portugais, je ne peux répondre qu’avec le sourire… Très vite je sympathise avec une fille qui parle espagnol, d’ailleurs pour communiquer avec moi tout le monde reprend ses notions d’espagnol, ils sont vraiment cool.  

Je découvre donc la vie de la jeune classe haute brésilienne, tout le monde ici étudie l’architecture ou la médecine. Ils ont plutôt la vie belle ces jeunes, à base de journée à la plage ou à la piscine, cocktail en main sur un fond de musique brésilienne. 

Le samedi soir, les bouteilles sont sorties, au menu : jeu d’alcool et danse sur des musiques brésiliennes, un style de lambada. Je suis surpris par l’engoument de tout le monde, ici pas de timide assit qui regarde les autres danser, tous connaîssent par coeur les paroles des chansons et les pas de danses. 

Je passe là nuit à la baraque. Le lendemain, direction la plage, c’est l’occupation des habitants de Salvador le dimanche, ils y passent toute leur journée en famille ou entre amis, à boire et à manger.

-         Lundi 18

 

Je décide en fin d’aller me ballader dans Salvador, je vais pas très loin parce que je suis surpris par la pluie… tropicale. J’ai jamais vu ça de ma vie, la ville s’arrête de vivre le temps de l’averse, j’ai cru que les batîments allaient s’écrouler tellement il pleuvait fort.  

J’ai donc stopper ma balade, j’en ai profité pour appeler pour la première fois Math, on se donne rdv pour lendemain dans le centre de Salvador.  

Je dois rentrer à l’apparte, j’ai promis à Nara de regarder avec elle le championnat du monde de basket feminin, le Brésil joue.  

Le soir, je retrouve Manuela, une brésilienne rencontrée sur le Concorde-Atlantique à Paris… elle vit à Salvador, elle est étudiante en médecine. Lorsque je l’ai rencontré elle était en stage dans un hopital parisien pour 4 mois.  

Nous allons boire un verre à
la Marina de Bahia, un lieu assez chic, les pieds dans la mer.

-         Mardi 19

 

Je pars faire un footing, jusqu’à la plage de Barra, la plus belle de Salvador. Je fais la connaîssance de trois mecs de mon âge qui s’amuse à plonger du haut d’un pontont, assez risqué, je m’essaye mais de moins haut que eux, j’ai encore un mois de vacances devant moi… En parlant avec eux, j’apprend qu’ils vivent dans la rue (ça m’aide un peu à comprendre pourquoi ils ont tant de cicatrices sur le corps…). Je pousse un peu la discution, je leur demande comment ils font pour vivre, pour manger :”on prend des cartons quand il pleut, et on se débrouille pour avoir de l’argent et pour manger”, Il conclut en haussant les épaules, avec un grand sourir “pas de problème, on a rien à part la vie”… Grande leçon. 

Le soir direction le Pélourinho, le centre de Salvador, le quartier touristique. J’ai rdv avec Mat et ses potes, viennent également quelques copines de Nara.  

Je rencontre donc Mat pour la première fois, super sympa dès le premier abord, il me présente Seb et Ricardo, un brésilien (je parlerai de chacun d´eux plus tard, y’a pas mal de chose à dire…). Par leur intermediaire je rencontrerai Anne-Sophie, une française étudiante à Science-po, qui est ici depuis deux mois dans le cadre de ses études. Elles rédige un mémoire sur la campagne présidentielle brésilienne. 

Nous assistons á un show qui se déroule tout les mardis, à base de concerts, pas mal du tout! Le cloud de la soirée c’est l’arrivée d’Olodum, groupe légendaire, qui à notament joué dans un clip de Michael Jackson (le clip est tourné à Salvador il me semble). Olodum c’est un groupe de percutionistes, ça déchire, tout le monde est á fond dedans, ça danse, ça crie, ça chante.

- Mercredi 20

 

Plus trop de souvenir de ce jour là, ce qui est sur c’est que je suis allé à la plage…. normal.

- Jeudi 21

 

J’ai motivé Nara pour venir courir avec moi jusqu’à la plage, on passe la matinée là-bas. 

L’aprèm, j’ai rdv avec Anne-Sophie pour une visite du Pelourinho de jour. C’est assez touristique, mais ça vaut le coût, c’est vraiment jolie. On s’arrete dans une église, on s’assoit, on parle un peu, tout les sujets y passent, pas mal de politique vu ses études. On est viré par un “fanatique”, il nous reproche à coup de grand geste de rigoler trop fort, on s’en va donc pour le laisser méditer en “paix”.  

Quand on sort il fait nuit (ici la nuit tombe à 18h, c’est assez déstabilisant au début, mieux vaut se lever tôt pour profiter des journées, c’est pas vraiment mon habitude). Après avoir manger dans un super restau, on va assister à la projection d’un court métrage sur Pierre Verger, un français très connu au Brasil pour ses photos. On arrive trop tard, le documentaire est déjà terminé, pas grave y’a un cocktail de prévu. C’est ambiance intello, y sont présent l’élite artistique de Salvador, c’est en tout cas ce que suggère leur style vestimentaire. 

Au cours de ce cocktail, Anne-Sophie me présente un curieux personnage. C’est un ex-economiste, à la retraite, 79 ans, três bien conservé, cultive, interessant mais très lent, le moindre geste peu prendre plusieurs minutes. Je lui demande si il peut me raccompagner jusqu’à chez moi en voiture, après s’être renseigné sur la distance, il accepte. Avant de partir, je lui propose d’aller prendre une bière…. je ne sais pas encore dans quoi je m’embarque…. Anne-Sophie auraît du me prevenir… Le bonhome est en effet un grand habitué des bars de Salvador, il a la descente facile et il connaît notamment un gars qui possède plusieurs bars sur Salvador, je vais pas tarder à en profiter… Au début je trouve ça cool. On stationne dans un bar, il me paie quelques bières, on discute et on s’en va, ça tombe bien je commençait à être mort moi. On prend la voiture direction chez moi, le conducteur n’est pas très rassurant (je rappel qu’il est très lent et qu’il a ingurgité quelques bières). Je lui indique ma rue, il me dit Ok. C’est bizarre la route qu’il prend n’est pas vraiment la mienne… on traverse tout Salvador, le bonhome avait oublié de me préciser qu’il avait encore soif… On s’arrête donc dans un des  bars de son grand (ou gros, ou enorme, il doit faire 200kg) ami, le patron de la chaine de bar. C’est repartie pour plusieurs levés de coude, moi je suis mort et je veut rentrer chez moi, mais je suis dépendant de se petit veillard qui adore la bière…. 

Bon heureusement, à un moment, il se fatigue et on ventrera chez moi. Ouf!! Quelle longue journée ou nuit (elle est tombée à 18h, il est 4h du mat.). 

La suite au prochaine épisode…

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